dimanche 14 mai 2017

Le surprenant Café La Perle


Je pourrais tout simplement vous raconter comment s’est déroulé mon déjeuner au Café La Perle, décrire l’endroit, ce que j’y ai mangé et ce que j’en ai pensé. 

Néanmoins, difficile de coller à ce simple schéma pour vous parler de ma « véritable expérience » au Café La Perle qui n’a de cesse de surprendre à mesure qu’on le découvre. Motivée par @culturefoood qui n’avait pas manqué d’éveiller ma curiosité, j’arrive l’esprit et les papilles chargés d’envie avec le risque, comme pour un film tant vanté avant de l’avoir vu, d’être déçue. 

Au bout de la rue, j'aperçois la devanture sobre et somme toute classique du Café La Perle dans le branché Marais. 

Impression n°1 : « Ok, ça a l’air sympa comme beaucoup de brasseries parisiennes... Au moins, un resto qui ne se la pète pas ». En pénétrant dans les lieux, l'impression de banalité tend à se dissiper et colle de moins en moins à l’endroit puisque je me laisse une première fois surprendre par la déco vintage, pas le vintage par touches comme dans un magazine de déco, ni le vintage en avalanche comme dans le salon de ta vieille tante Naphtaline mais plutôt le vintage cosy, spontané, presque rassurant, un vintage de son temps qui déjà te donne l’impression d’être dans un endroit particulier. 


Je prends place et consulte la carte. Impression n°2 : carte de brasserie classique (croque-monsieur, bagels, etc) avec néanmoins une mention spéciale pour les cocktails healthy. 


Pourtant quelques indices se font gage de qualité dont : la mixité des profils. On y croise une population d’habitués variés, personnels de chantier avec casques de rigueur, acteurs de cinéma, habitants du quartier certains de manger comme à la maison. Vous me direz donc : une brasserie du coin de la rue, pas trop chère devenue le QG des riverains, cela n’a rien d’extraordinaire ! 


Mais, cela c’est sans compter sur la surprise du chef ! Car aux cotés de la carte « classique », trône sur le tableau noir accroché au mur, la carte du chef justement et pas n’importe quel chef : Christophe Rousseau, jeune chef qui a fréquenté les cuisines prestigieuses du Ritz et du George V. Dans le café La Perle, le jeune chef se lâche et offre la gastronomie à portée de tous. 

Mais après, un cocktail « bonne santé » rempli de fraîcheur, l’heure n’est pas encore à la pause gastronomique, nous avons droit à un tour spécial du propriétaire afin de profiter des œuvres artistiques qui habillent les murs et font du lieu une exposition contemporaine improvisée. Clou du spectacle, nous avons eu le privilège de visiter la Kiss Room, œuvre de l’artiste Mathias Kiss (lieu prédestiné donc pour Kkiss 😃), une chambre d'à peine 10 m² tapissée  du sol au plafond de 1 000 miroirs pour un effet profondeur et infini vertigineux. Et l’art n’étant pas fait que pour le plaisir des yeux, vous pouvez même louer la Kiss Room via Airbnb pour y passer la nuit.




Après ce voyage en espace inconnu, retour à table pour choisir et déguster les surprises du chef. Pour ma part, j’opte pour les linguines à la Carbonara. Encore une fois simple mais efficace. Il n’en restera pas une. 


Pourtant, pas très grande fan de viande, je dois avouer que j'ai lorgné à plusieurs reprises sur l’assiette de mignons de porc/ mini-fenouils de mon voisin ! 


Enfin arrive mon moment préféré…le dessert. Impression n°3 : choix basique avec mousse au chocolat, tiramisu, assiette de fruits ou crème brûlée. Sans grande conviction, je choisis la crème brûlée car aucun des desserts ne me tente vraiment (oui, je sais, je suis relou). 

Encore, une fois mon impression s’avère fausse et la surprise est au rendez-vous car la crème brûlée géante servie me fera complètement reconsidérer ce dessert que je ne regarderai plus jamais de la même manière.


Et voilà, la visite gastronomique s’achève, remerciements au fantasque propriétaire, Jean-Philippe l’homme à la casquette, quelques photos pour illustrer au mieux mes impressions et une furieuse envie d’y revenir avec mes proches. Mon carnet de bons plans s’agrandit…Tiens ça ne serait pas un acteur là-bas en train de siroter son café…


Café La Perle
78, rue vieille du Temple
75 003 PARIS









lundi 1 mai 2017

Le blogging, un art de vivre ?


Je ne peux le nier, je bafoue chaque jour les règles de base du blogging. Sacro-sainte discipline pratiquée en dilettante ou en professionnelle, spontanée ou aiguisée, il n’en demeure pas moins qu’à l’image de la société ou de toute communauté, elle est régie par des règles de bonnes conduites implicites, dictées ou érigées.


Pourtant chaque jour j’en transgresse quelques-unes, pas par esprit de rébellion (cette fois) mais tout simplement par flemme, par incompréhension mais surtout par manque d’envie de devoir faire ce qui plaît sans y prendre plaisir moi-même.

Ainsi,  je pêche chaque jour en me refusant à trouver une ligne éditoriale « cohérente ». Oui car pour bloguer, vous le lirez partout, il faut choisir son thème de prédilection afin que le lecteur « s’y retrouve ». Votre blog se doit donc d’être « mode », « culinaire », « littéraire », « lifestyle » ou que sais-je. Les fourre-tout papillonnant entre regards sur la société, avis sur un livre, un film, recettes, make-up, blabla sont donc à proscrire. Trop difficile pour moi de choisir car la vie étant cacophonie, je continue de faire cohabiter société et futilités.

De la même manière, la régularité tant appréciée n’est pas mon fort. J’ai pourtant tenté de m’y astreindre, à chaque nouvel an, après chaque rentrée, « cette fois, c’est sûr, je poste au moins une fois pas semaine ! ». Mais, le quotidien est plus fort et puis ça serait un peu comme de se dire, bon chaque semaine, j’appelle Martine…c’est mieux de s’appeler de manière spontanée et lorsque l’on a des choses à se dire.

Cela étant dit, je me suis rendue compte que les posts « mode » étaient bien rares sur ce blog fourre-tout ! J’ai donc décidé de compléter de ce pas la joyeuse pagaille avec un post fringues, un peu particulier en mode, « tu n’es pas une blogueuse si ».

Tu n’es pas un blogueuse si, tu n’as pas posé devant un rideau de fer :




Tu n’es pas une blogueuse si, tu n’as pas posé sur les marches de la BNF 




Tu n’es pas une blogueuse si, tu n’as pas posé dans la rue Crémieux :





Tu n’es pas un blogueuse si, tu n’as pas interdit à tout le monde de toucher à son assiette avant la parfaite photo (bon ok, ce n’est pas mode mais c’est si vrai).

Brunch - Le Pain Quotidien - Les Halles

Tu n’es pas une blogueuse si, tu ne te changes pas entre chaque shooting : bon ok, là j’ai failli…la même tenue pour toutes les photos…flemme donc marathon shooting improvisé le même jour en 1h00 chrono.

Cette fois, le bazar de ce blog est officiellement complet !

jeudi 20 avril 2017

B.Bell ou le fast-food 2.0



Bien souvent, nous tentons de manger le plus sainement possible. Ainsi, foodistas, vegans, accros au bio et autres adeptes de la green génération pullulent. Nouveau mantra : pour vivre mieux, vivons frais, vert et naturel ! Ça c’est dans l’air du temps. 

Néanmoins, parfois, tu connais la faim, la vraie ! Celle qui te donne envie de manger tout de suite, gras, bon, avec sensation de satiété immédiate garantie. Plusieurs possibilités s’offrent alors à toi : visite à ton ami Ronald, poulet élevé en batterie avec panure indécente ou encore le fameux kebab ! Ah oui, le kebab ! Jamais très loin, rapide et efficace.

Cependant, très vite les envies venues du bas se trouvent réfrénées par la raison qui te souffle : « Alors là, non seulement ton capital cellulite va sévèrement s'envoler mais en plus tu sais d’où elle vient cette viande ? Ce qu’elle contient ? Depuis combien de temps elle grille, grille, re-grille et re-re-grille ?? Et c’est pas l'illustre salade-tomates-oignons en fin de vie qui va rattraper le coup ! ». Du coup te voilà, ramené à la raison avec frustration en prime, condamné à finir un paquet de chips en guise de maigre compensation.

Et bien, rassure-toi, ce week-end, j’ai découvert LE restaurant qui te prémunira de toute nouvelle frustration de ce genre : B. Bell.

Qu’est-ce qu’on y mange ?

Pas de kebab à l’horizon mais comme la chaleureuse équipe qui gère l’endroit aime à le dire, ici c’est broche ! Avec des produits riches, frais et faits maison comme le pain mais aussi les frites. 




Ainsi, vous retrouvez dans vos plateaux des produits de qualité et originaux : comté AOC, confit d’oignon, sauce miel-moutarde et j'en passe, qui vous feront redécouvrir ou découvrir les plaisirs de la viande fraîchement grillée (car embrochée chaque matin). 


Tout est mis à disposition pour se laisser séduire par les combinaisons de saveurs concoctées par l’équipe ou innover en composant vous-même votre sandwich.


C’est où et c’est comment ?

A quelques pas de la place de la République, l’équipe de B.Bell nous a accueillis avec le sourire dans un espace authentique, convivial et à la décoration créative. Une grande salle permet aussi de prendre son temps pour déjeuner ou dîner tranquillement. 



Si le soleil est de la partie, il y a également une grande table extérieure.


Bilan ?

Validation absolue car la faim a été satisfaite et l’esprit dénué de tout remord. Un peu comme après un bon resto ayant permis au plaisir gastronomique de coiffer au poteau le gain calorique. Bravo aux deux frères créateurs du concept. Alors prêts à vous faire une broche ?

*****

B.Bell















74 Rue de Turbigo, 75003 Paris


lundi 20 mars 2017

Mini post pour maxi bluff - Le grand débat de TF1 pour les présidentielles 2017

Photo : Nice Matin - AFP, P.Bl, F.V., F.C., J.-F.O, D.La, S.D


Ce soir, 5 candidats « bankables » à l’élection présidentielle de 2017 débattront sur le plateau de la puissante TF1. Samedi dernier, Nicolas Dupont-Aignan créait le buzz en quittant le plateau du JT après s'être indigné de ce débat irrespectueux des valeurs démocratiques puisque celui-ci se fera en l’absence des autres candidats officiels à l'élection présidentielle dont Nicolas Dupont-Aignan (forcément), Philippe Poutou, Nathalie Arthaud, Jacques Cheminade, François Asselineau et Jean Lassale.


En théorie, la chaîne (confortée dans sa position par le Conseil d’Etat) se défend de bafouer les règles qu’elle affirme respecter scrupuleusement dès lors que :

•       L’égalité du temps de parole n’est pas obligatoire. Il conviendrait alors d’observer uniquement une équité au regard de la représentativité du candidat. Autrement dit, si tu es dans le game depuis longtemps, que tu disposes des fonds te permettant d’organiser d’importants meetings, que tu as suffisamment de poids et de crédibilité pour promettre de hautes fonctions aux élus qui accepteront de te soutenir, tu auras ainsi droit à un temps de parole important, en cohérence avec ta cote de popularité politique (et non citoyenne).

•       Les privés de débat ont eu ou auront par ailleurs d’autres occasions médiatiques de s’exprimer.

En pratique et dès lors que l’on dispose d’un minimum de sens critique et de d’honnêteté intellectuelle, ce choix de débat politique restreint ne fait que mépriser les électeurs en confirmant le fait que le débat citoyen n’est absolument pas la préoccupation première des élections. 

Ce qui compte c’est bien :
-       Le spectacle et comme tout bon spectacle, il faut assurer des premiers et seconds rôles de choix car on ne brigue pas les premiers rangs du box-office avec d'illustres figurants ;
-       La suprématie des puissants car il ne faudrait pas prendre le risque de voir les privilèges accordés et les connivences à peine masquées  remis en cause ;
-       L’illusion du choix au service de la pauvreté du débat car il est bien plus important d’entretenir l’ignorance en ressassant des têtes et des idées connues que de risquer l’émergence de nouvelles idées. Ben oui, certains pourraient se laisser convaincre et confier le pouvoir à des illuminés qui s’intéresseraient à la résolution de problèmes sociaux. Mieux vaut leur servir du connu, du vu et revu, de toute façon, ils ne comprendraient pas si par malheur on leur parlait tout à coup d’autres choses...

Que de raisons, un brin insultantes :
-       pour les citoyens que nous sommes qui n’auront pas la possibilité d’entendre l’ensemble des positions et donc de prendre connaissance de l’ensemble de « l’offre ».
-      pour les candidats bannis (et ceux qui envisageaient de les soutenir) qui doivent assumer le message à peine subliminal adressé : «Vous êtes bien mignons mais personne ne vous prend au sérieux ! Quant à ceux qui comptaient voter pour vous, il faudrait peut-être revenir à la raison et rentrer dans le rang prévu à cet effet ! ».

Difficile de faire rimer démocratie avec inégalité de traitement.

On pourrait débattre ou s’indigner longuement sur cette question qui a eu l’audace de me mettre d’accord, pour une première fois historique, avec Nicolas Dupont-Aignan. 

Bien que je ne doute pas qu’il prêche pour sa paroisse  (curieuse de savoir si sa présence parmi les 5 aurait suscité la même indignation de sa part), il n’en demeure pas moins que le manquement démocratique dénoncé est incontestable. Encore de bonnes idées qui feront de l’abstention la grande gagnante de mai 2017.

Pour ceux qui regarderont le débat ce soir, je vous souhaite de profiter de ce grand classique grand public diffusé par TF1. Pour le film d’auteur, il vous restera le web !

mercredi 1 mars 2017

I'm in love with the Generator Hostel


Dimanche dernier, nous sommes partis à la découverte d’un nouveau haut lieu de la hype parisienne : le Generator Hostel. Mais comme la hype ça ne se mange pas et ça n’amuse certains que 5 minutes, que retient-on du Generator ?

C’est où ? 9-11, place du Colonel Fabien dans le 10ème arrondissement de Paris. A 15 minutes à pied de la Gare du Nord dans un ancien immeuble de bureaux imaginé par l'architecte Oscar Niemeyer et transformé en auberge de jeunesse urbaine, chic et contemporaine composée de 4 espaces différents modulables dont un rooftop couvert et chauffé.

Crédit photos : Generator Hostel

A quelle occasion ? J’ai découvert le Generator Hostel lors du SynthEvent 2017 qui a eu lieu dimanche dernier. Le Synth Event, c’est un salon du synthétiseur organisé par Motto Music avec des performances, des ateliers pour les grands comme pour les petits et un mini marché de collectionneurs.

Ce festival gratuit et ouvert au public de tous âges aspire à offrir une « expérience 100% immersive » en permettant aux participants de tester le matériel dernier cri en matière de musique.

Nous avons notamment pu assister à la MasterClass du producteur MKL (Workshop Study'o) qui nous a expliqué dans un échange captivant, même pour les novices, comment construire pas à pas une instru trap avec Maschine, la nouvelle sonorité à la mode.


Pourquoi, a-t-on envie d’y retourner ?

Pour la déco intérieure sobre et cosy qui donne envie d’y rester le week-end entier ou, à moindres frais, d’y bruncher lors d’un dimanche de flemme (pléonasme ?).


Pour casser la croûte dans la grande salle baignée de lumière du jour du Café Fabien, avec petites alcôves permettant de s’isoler ou canapés pour s’affaler mais surtout des prix abordables (ce qui à Paris, capitale de la bouffe banale à prix d’or, vaut la peine d’être noté). Mention spéciale pour le burger à moins de 10 €.




Pour le rooftop
avec vue imprenable sur le sacré cœur.


Conclusion : On peut avoir une carte de résident régulier pour y vivre au moins tous les dimanches ?

Plus d'infos sur Generator Hostel


mercredi 22 février 2017

Découverte de la nouvelle gamme solaire Uriage - Bariésun

Certains reviennent les mains chargées de souvenirs qui finiront sur un étal de brocante ou de tee-shirts affichant des slogans à l’humour à bout de souffle. J’ai donc décidé de faire preuve d’originalité en vous épargnant ces «joyeux» présents au profit de mes impressions sur la dernière gamme de produits solaires de la marque Uriage. 

Avant mon départ au soleil (bientôt un article un peu particulier sur le sujet), j’ai pu découvrir les innovations Bariésun lors de la soirée de lancement au chalet Uriage.

C’était avec plaisir que j’avais accepté cette invitation car c’est une des rares marques à laquelle je suis fidèle depuis plusieurs années. Alors forcément être invitée à la soirée de lancement des nouveaux produits solaires à quelques jours de mon départ en vacances, c’était une heureuse coïncidence.

Pendant ces 2 semaines de soleil intensif, preuve en image...



...j’ai pu tester les 3 nouvelles stars de la gamme Bariésun et voilà ce qui en est ressorti :


1. La brume sèche – SPF 30 : un brumisateur contenant une protection hypoallergénique.

J’ai particulièrement apprécié sa texture légère, non collante, l’application facile permise par le brumisateur et l’odeur très légèrement sucrée qui fleure bon l’été. A chaque application, on rentre pour quelques secondes dans la peau d’une surfeuse californienne mangeuse de graines bio. Après application, on reprend ses esprits, d’abord parce qu’on n'a pas de planche de surf et ensuite parce qu’on comprend que nous avons été convaincus avant tout par le fait de troquer la séance de tartinage contre une application rapide avec option doux parfum en prime. 

Du coup, on en remet volontiers tout au long de la journée, la corvée usuelle étant devenue plaisir. Seul bémol, le produit est par définition, très volatil donc on ne peut s’empêcher de penser qu’il y a un peu de perte en ligne. 
Surtout que, contrairement à la crème, il est moins aisé de s’assurer visuellement d’une répartition homogène. A privilégier donc pour les peaux plus préparées  au soleil, ce qui était parfaitement approprié pour ma peau noire.

Prix moyen conseillé : 11,90 €.

2. Le fluide mat très haute protection SPF 50 : idéal pour les peaux mixtes à grasses grâce à son effet matifiant. 

En découvrant la texture fluide, j'ai pensé: "j’en ai rêvé, Uriage l’a fait". Enfin, une crème solaire applicable sur les visages à tendance grasse. 

Bien souvent les crèmes haute protection (SPF50) ont une texture plutôt épaisse qui, en plus de ne pas faciliter l’application, a tendance à laisser un film gras toujours prêt à accentuer l’effet luciole. 

Sur une peau noire, vous avez en sus droit à un léger reflet blanc tout à fait inesthétique. Ce fluide mat, s’il ne se débarrasse pas tout à fait de tous ces inconvénients, en élimine la majorité avec une application plus aisée, un fini beaucoup moins gras et surtout quelques minutes après l’application un effet matifiant durable qui limite l'effet brillance susceptible d'apparaître au premier rayon de soleil.

Prix moyen conseillé : 10,90 €.

3. Le fluide ultra-léger très haute protection SPF 50 : celui-ci a définitivement été le must de mes vacances grâce à sa texture fluide ultra légère, parfaite pour l’application mais surtout son format pocket qui ne donne plus aucune excuse pour oublier la crème solaire. 

Facile à caser entre le livre que vous traînez pendant toutes les vacances mais que vous n’ouvrirez pas car difficile de se concentrer entre chaque : « Maman, regarde, je plonge ! », le tee-shirt anti-uv, la bouteille d’eau, la trousse de secours et le magazine « m’en fous, j'me prends pas la tête, suis en vacances ».

Prix moyen conseillé : 9,50 €.

Globalement donc très satisfaite de ces 3 produits solaires complémentaires. Personne n’a été de trop et tout ce monde risque fort de devenir mon nouveau compagnon de virées au soleil.

mercredi 15 février 2017

Mais que fait la Police ?



Les matins sont différents et à la fois se ressemblent tous. On se lève, on reproduit de manière inconsciente des gestes machinaux ou sciemment des rituels rassurants en se demandant quels évènements viendront composer ce jour nouveau. On embrasse, on remue, on mire, on baille, on murmure, on recommande, on caresse, on claque, on ferme avec dans l’idée un retour sous peu en étant inchangé. Peut-être en ayant évolué, appris, réfléchi ou en s’étant interrogé mais toujours en étant soi-même. 

Ce matin de février, je ne sais pas quels étaient les rituels de Théo. Je ne sais pas d’ailleurs qui est ce jeune homme de 22 ans qui vit à quelques kilomètres de chez moi. Un de ceux qu’on appelle « jeunes de banlieue » comme si cela nous racontait quelque chose. Ce que je sais en revanche, c’est que ses matins ne seront plus les mêmes et que ce matin là, devant son petit-déjeuner ou sous sa douche, il était loin d’imaginer poursuivre sa journée avec une déchirure à l’anus de 10 cm. Rares, me direz-vous, sont les victimes de viol à s’être préparées de bon matin à une telle agression. Mais ce viol qui rendra, quelques temps, le prénom de Théo célèbre retourne par son ignominie de fait autant que par son écho sociétal. 

Tout d’abord car l’agresseur n’est pas banal. Un policier, dit représentant des forces de l’ordre. Ces quelques mots s’imposent comme lourds de sens et d’obligations. Comme celle d’assurer la protection, celle de faire respecter la loi ou encore celle de préserver l’intégrité de tous. Lourdes obligations, ce qui justifie assez bien qu’elles soient confiées à des individus de choix, capables de revêtir l’habit et les obligations qu’il induit. Car sauf à renoncer à une société de droit ; la pression, les conditions de travail ou encore le manque de formation ne peuvent en aucun cas autoriser des actes inhumains. Il est des fonctions pour lesquelles l’exemplarité et l’objectif de perfection s’imposent et ne peuvent souffrir de dérogations. Ainsi, le chirurgien ne pourra passer le seuil du bloc opératoire avec ses problèmes personnels sans être directement et individuellement mis en cause en cas de manquement. Il répétera peut-être cent fois les mêmes gestes sans en diminuer la précision car il s'agit de vies humaines et la lassitude du geste n'est pas acceptée dans son domaine. De même, il devra trouver un autre terrain pour s’insurger du manque d’effectifs de personnels soignants car aussi noble soit la cause et aussi juste soit la plainte, elles ne peuvent faire débat au péril de vies étrangères aux enjeux incriminés. 


Je ne sais pas quel matin a pu connaître le policier mis en cause, ni qui il est. Je ne sais pas non plus comment on peut dans l’exercice de ses fonctions en venir à commettre les gestes dont il est accusé. Néanmoins, ce dont je ne doute pas c’est que celui-ci a évolué dans un environnement « cautionnant ».



D’abord un environnement immédiat. Car évidemment, l’agresseur en uniforme n’est pas intervenu seul. Le jeune homme relate dans son témoignage une interpellation « musclée » par 4 agents de police  avec injures, crachats, coups, etc. Bref tout l’attirail du défouloir à ciel ouvert, déjà nous sommes loin de l’état de droit et déjà nous sommes loin d’une intervention policière. Lorsque 8 mains font gicler le sang d’un homme à terre, le déséquilibre tue la raison pour laisser parler la rancoeur. Une rancoeur entretenue par l’environnement policier qui s’enlise dans une version manichéenne du monde qu’il s’est créé avec d’un côté les très logiquement Bons puisqu’on leur a confié des armes et tout être de raison sait qu’on ne confie pas une arme à n’importe qui et de l’autre les Mauvais, la vermine. Ceux-là même qu’ils sont condamnés à pourchasser chaque jour, ceux qui les insultent chaque jour et qui nuisent à la société. Ces autres qui n'ont pas vraiment valeur d’homme. Mais d’ailleurs, qui sont-ils ces autres ? On ne sait pas trop mais il semblerait qu’ils logent dans les mêmes quartiers et aient des caractéristiques ethniques similaires. Cela doit bien suffire pour savoir à qui nous avons affaire. L’heure n’est plus aux détails.



Ils ne peuvent le verbaliser en société mais cela est de notoriété publique comme le prouve le fait que les autres policiers ayant commis des faits similaires ne soient pas réellement condamnés ou jugés comme l’aurait été tout autre individu ne faisant pas partie du corps policier. La société protège toujours les bons et la justice s’applique pour les justes. Ainsi, le rapport rendu par l’IGPN au Parquet fera même preuve d’originalité en invoquant non pas un viol mais des violences en l’absence d’intention sexuelle...La pénétration sans intention sexuelle pourrait donc constituer une échappatoire pour tous les violeurs en herbe (veiller tout de même à porter un uniforme bleu pour donner du poids à cet axe de défense). Même la Juge d’instruction ne pourra soutenir la mascarade puisqu’elle retiendra le viol pour l’un des policiers.



Une attaque en règle et caricaturale de la police, une généralité un peu facile ? Dure à défendre quand sur 4 hommes aucun ne décèle l’inhumanité et lorsque les garde-fous de la société de droit dans laquelle nous nous targuons de vivre s’organisent pour masquer le crime.

Le policier ne se serait pas octroyé le droit d’agir comme cela avec un individu identifié comme un de ses semblables, un être de la société, sans histoire, un individu qui ne porte pas les stigmates de la sous-société qu’il côtoie chaque jour.


Au-delà de l’environnement immédiat, le traitement institutionnel ne manque pas de gangréner les perceptions à l’échelle de la société. Ainsi, au lendemain des faits, plusieurs médias relayant l’information s’empressaient de préciser que le jeune Théo n’avait pas de casier judiciaire. Les faits devenaient donc d’autant plus atroces qu’il s’agissait d’un jeune sans histoires, un bon jeune de banlieue finalement qui défendait son ami. Que devait-on comprendre ? Pour un jeune au casier légèrement griffonné, l’humiliation anale aurait-elle pu être tolérée, du moins davantage justifiée. Peut-être qu’à la prochaine amende pour non paiement de stationnement, l’officier de police qui vous prendrait sur le vif en cas de récidive pourrait se laisser aller à une petite gifle...pour vous inciter à ne pas recommencer, parce qu’après tout la justice et les règles de société, c’est bien mais une bonne atteinte à l’intégrité physique par un représentant de la force avant l’ordre, c’est mieux.



Dans le même temps, comme dans un théâtre de guignols, certains politiques que je ne prendrai pas la peine de nommer, piétinent l’horreur subie par un pair (ou peut-être ont-ils eux aussi oublié de le considérer comme tel) et la vie brutalement tourmentée d’un jeune homme ;  pour de nouveau stigmatiser « la banlieue » qui s’enflamme en guise de contestation puisqu’il faudrait en plus que le grand brûlé cesse de gémir pour ne pas heurter les oreilles du pyromane.



Les notions de bien et de mal se modèlent et se formatent au gré des passions et s’insinuent dans des esprits de moins en moins farouches qui s’émeuvent volontiers d’actes délictueux sans incidences sur leur quotidien et dans le même temps hésitent à condamner, au moins moralement, les donneurs de leçons qui briguent le pouvoir. Ceux qui appellent à la disparition des acquis sociaux afin de préserver une caisse dans laquelle ils se sont largement servis à des fins personnelles. 



Si les matins de Théo ne seront plus les mêmes, d’autres seront encore plus moroses qu’avant. Ceux des autres, ceux qui n’auront certes pas vu leurs vies basculer de la même manière mais qui peuvent craindre d’appartenir à cette masse. Cette masse jamais nommée mais aux caractéristiques similaires, reléguée au ban de Paris ou d’autres grandes villes aux lumières qui attirent mais qui brûlent pour ne pas se laisser approcher...par tous. Cette masse composée de « minorités » majeures dont on ne fait pas cas. Cette masse dont on se sert pour effrayer, masquer des réalités. Cette masse qui revendique son droit à l’individualité car il n’y a rien de pire que de voir son statut d’homme nié pour être noyé dans un tout sans nom, sans âme, sans sens. Parfois quelques vérités éclatent, trop difficiles à cacher et au potentiel médiatique trop fort pour être ignorées. Néanmoins, sans justice, les affaires d’Adama, Théo et des autres dont on ne parle pas ne resteront qu’un grand déballage à sensations fortes jeté aux visages des victimes et de leur entourage. 



Dans ce cas, quels messages pour ceux qui commettent et s’enlisent dans cette impunité qui incite à la récidive ? Quels messages pour ceux qui subissent et condamnés au silence comme dans cet illustre mauvais rêve où vous êtes pourchassés ou subissez les pires horreurs sans pouvoir hurler ? Quels messages pour ceux qui observent et lisent les préjugés comme des vérités ? Ces questionnements font savoir que cette affaire, n’est pas une autre affaire de banlieue ou une autre bavure policière mais bien une affaire de société qui marquera des choix, mettra en balance des valeurs, posera des fondamentaux comme le cas échéant, celui d’affirmer que toute vie n’a pas la même valeur. Peut-être qu’il conviendra alors de revoir la devise de la République française qui n’a de cesse d’être mise à mal.



En attendant le verdict, les matins de certains seront hantés de nouvelles questions. Serai-je, ou mon fils ou ma fille sera t-il ou elle, le ou la même ce soir en rentrant ? Il ne fait pas bon vivre du mauvais côté de la barrière. Reste à savoir où celle-ci sera placée.


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